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Le Père Noël habite en Chine

Le Père Noël habite en Chine

C’est un village de l’ouest de la Chine, au sud de Shangai, où vous ne trouverez ni neige ni elfes aux joues roses. Une ville, à des milliers de kilomètres du pôle Nord, qui s’appelle Yiwu et dont les 600 usines produisent 60 % des décorations de Noël vendues dans le monde. «The Guardian» est allé y voir de plus près, et voici ce qu’il a vu dans l’une d’entre elles : «du rouge au plafond, du rouge sur le sol, du rouge qui coule des fenêtres et de larges éclaboussures de rouge sur les murs» — une poudre rouge qui sert à colorer les quelque 5 000 décorations que les ouvriers produisent chaque jour, qui les recouvrent de la tête aux pieds et dont ils se prémunissent avec de simples masques en papier. Ces ouvriers sont pour la plupart des travailleurs saisonniers qui accumulent des journées de douze heures pour un salaire qui ne dépasse pas les 380 euros mensuels. Pour eux, Noël reste quelque chose de vague : «C’est peut-être une sorte de nouvel an chinois pour les étrangers», explique l’un d’entre eux.

Une réalité difficile dans un monde dangereux — à l’heure des bilans, Slate propose une vision plutôt optimiste de l’actualité. «Non, le monde n’est pas en train de s’effondrer», assure le site, qui explique à ses lecteurs qu’il ne faut pas «se fier aux gros titres de l’information». «Certes, concède Slate, il y a l’organisation de l’État islamique, la Crimée, Donestk, Gaza, la Birmanie, Ebola, les massacres dans les écoles et ces bavures policières en série, mais en vérité, jamais notre planète n’a été aussi sûre». Nous ne serions du moins pas plus en danger que lors des deux guerres mondiales, ou durant la guerre froide et sa confrontation nucléaire, ni lorsque les nombreux conflits en Afrique et en Asie fauchaient des millions de vie, ou que lors de la guerre Iran/Irak, qui a duré huit ans, et qui fut plus mortelle, encore, que celle qui ravage toujours actuellement l’Irak, et surtout la Syrie.

Pour les us et coutumes de Noël à-travers la planète, c’est à lire du côté de «Time Magazine», qui propose un tour du monde des traditions jugées «excentriques» pour Noël. En Inde, la minorité chrétienne, 2 % de la population, fête Noël autour d’un bananier ou d’un manguier, faute de sapins, les Ukrainiens ont pris l’habitude de décorer les leurs avec des toiles d’araignée, et en République tchèque on mange de la carpe plutôt que de la dinde.

Quant à la «Tribune de Genève», elle a tout simplement interviewé… le Père Noël, enfin presque. «Mon réveillon à moi, c’est dans la voiture avec du pain et du boudin» — s’il n’est pas vraiment le Père Noël, il va toutefois en enfiler le costume, ce soir. Dans la peau de Freddo le clown, le reste de l’année, l’un de ceux qui distribueront les cadeaux à Genève et dans sa région, a choisi de garder l’anonymat, mais a accepté, tout de même, de raconter le menu de sa soirée. Père Noël, un vrai métier, d’après «la Tribune de Genève», qui explique que les deux critères de la profession sont «l’interactivité avec les gens», et «la crédibilité en tant que Père Noël», évidemment.

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